mardi 13 septembre 2011

Foresterie communautaire dans le cadre de la REDD +

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Foresterie communautaire dans le cadre de la REDD+

Partager les connaissances, outils et savoir-faire des pratiques forestières communautaires
dans le contexte de la REDD+

Dans le cadre de l’Année internationale des forêts, l’Institut EDS et la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique (FFGG) de l’Université Laval vous invitent à participer à une activité sur la foresterie communautaire dans le contexte de la démarche d’implantation de la REDD+ qui se déroulera du 2 au 7 octobre 2011.

La REDD, et maintenant REDD+, constitue un intérêt pour les ONG de conservation et de développement local et également pour les investisseurs privés. Mais qu’en est-il pour les communautés forestières, celles qui dépendent de la forêt et des ressources qui s’y trouvent pour assurer leur subsistance et leur développement ?

Cet événement comprend deux jours de visite de forêts modèles (places limitées) suivis de trois jours de conférences qui se dérouleront du mardi pm au vendredi midi. La journée du jeudi 6 octobre sera ouverte à tous les participants du Carrefour Forêt Innovations qui se tient au Centre des congrès. Le comité organisateur regroupe l’Institut EDS, la FFGG, le Centre d’étude de la forêt (CEF), la Chaire en développement international de l’Université Laval, le Réseau international des forêts modèles et le laboratoire du Dr Catherine Potvin de l’Université McGill.

Pour de plus amples informations sur le programme, les modalités et les divers forfaits d’inscription : www.ihqeds.ulaval.ca/atelieraif.html

Pour nous contacter : AIF_Quebec2011@ihqeds.ulaval.ca

Cordialement,

Jocelyne Néron

________________________________

Chargée de communication

Téléphone : 418 656-3274

Institut Hydro-Québec en environnement,
développement et société (Institut EDS)

Université Laval

Pavillon des services | bureau 3800

Québec, CANADA, G1K 7P4

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www.ihqeds.ulaval.ca

samedi 16 juillet 2011

Conférence de Martin Hébert et Patrick Blanchet: European Association for Environmental History (UK), 16 septembre prochain

Martin Hébert, Ph. D., professeur d’anthropologie à l’Université Laval et vice-président de la Société d’histoire forestière du Québec (SHFQ) ainsi que Patrick Blanchet, directeur de la SHFQ, participeront à un atelier de travail intitulé Forest and the Political Imagination dans le cadre des conférences de l’European Association for Environmental History (UK). Les conférences de cette année sont regroupées sous le thème suivant : Wild Things: ‘Nature’ and the Social Imagination. La présentation aura lieu vendredi le 16 septembre prochain au St Antony’s College de Oxford (UK) :

Titre de la présentation :

The Use of Historical Narratives in Ecosystems Management: The Social Construction of “Pre-Industrial” Forests in Canada:

PRÉSENTATION

Over the last decade, reforms to the forest regime of various Canadian provinces have

brought a discursive construct called the “pre-industrial” forest to the fore. In this paper,

we examine the institutional context in which these historical narratives about the state

and composition of forests prior to the intensification of industrial exploitation are

produced. We also document the role images of “pre-industrial” forest play in shaping

goals for contemporary ecosystems management. Through an empirical analysis of the

production and use of such historical narratives in the province of Quebec, we focus on

the methodological and political issues raised by the translation of historical knowledge

into technical expert knowledge factored into forestry management and operations plans.

How reliable are “pre-industrial” forest portraits? In what ways do the data and narratives

produced by these portraits feed into present-day power relations between a diversity of

actors trying to influence decisions about forest management? We conclude that while the

idea of using environmental historical knowledge to inform our management of forest

ecosystems is important, we need to explore institutional, methodological and narrative

avenues that would allow us to take into account a plurality of forms of historical

knowledge and of relationships to forest environments in order to consider that

management decision based on these narratives have social legitimacy.

mercredi 23 mars 2011

Une histoire de la forêt

(seuil.com - cc)

Hier le territoire, aujourd’hui la forêt. On ne quitte pas la géographie. Mais l’histoire de l’environnement ne doit pas être confondue avec l’histoire de la nature, son objet d’étude est la relation de l’homme à son milieu naturel. L’histoire des forêts ne peut donc se réduire à l’histoire des arbres. Toute réalité naturelle est aussi bien une réalité culturelle, ce pourquoi il n’y a pas les hommes d’un côté et la nature de l’autre, mais des processus biologiques et humains enchevêtrés dans un même écosystème. Et il existe pour comprendre les écosystèmes forestiers en France un Groupe d’histoire des forêts françaises.

Mais qu’est-ce que la forêt au regard d’une telle histoire ?

Nous pouvons répondre à cette question par d’autres questions. La forêt ? Est-ce un bois sacré ou un espace sauvage indompté ? Est-ce une réserve de chasse ou une réserve biologique ? Est-ce un parc de loisirs et de randonnées ou un vert manteau d’une beauté sombre et mystérieuse ? Est-ce une usine à bois ou un patrimoine naturel, est-ce un espace menaçant ou un espace menacé ? Et bien un peu tout cela à la fois. La forêt, selon les temps et les milieux, a été conçue de manières différentes, et parfois contradictoires.

Aujourd’hui, par exemple, existe-t-il encore des gens qui pensent que la forêt c’est la nature sans l’homme ? Sans doute. On parle encore de forêts sauvages. Et l’idée des solitudes boisées venues des temps mérovingiens n’a pas totalement disparue. « Sauvage » provient d’ailleurs du latin « silvaticus », qui vit dans les bois. Pour les Romains, la Gaule couverte de bois, était peuplé de sauvages. Vous me direz que signifie sauvage quand la forêt est contrôlée et exploitée par l’homme ? Pourquoi parler encore de « circuits nature » lorsque les forêts françaises sont de part en part artificialisées ?

Le découpage adopté par l’auteur pour en arriver là est assez simple. D’abord : de la Préhistoire à la fin du Moyen Âge, elle décrit le combat de l’homme contre la nature. Elle évoque l’histoire des mythes de la forêt originelle, les premiers déboisements après l’introduction de l’agriculture et de l’élevage. Le terme de forêt qui apparaît au VIIe siècle désigne un espace réservé et protégé à l’intérieur des bois, un espace réservé à la noblesse et au clergé, à l’écart des paysans et des manants.

Ensuite, de la fin du XVe siècle à la seconde moitié du XIXe siècle, on assiste à un recul à peu près continu des surfaces forestières, car la « forêt moderne » reste un potentiel à exploiter, clé de voûte de l’économie nationale et de la première industrialisation (rappelons qu’il n’existe alors ni engrais chimiques, ni énergies fossiles, ni acier, ni béton).

Enfin, de la fin du XIXe siècle à nos jours s’ouvre une phase de regain des surfaces boisées. Désormais le mot d’ordre est « sauvons la forêt ». Le paradoxe d’une telle injonction, c’est que l’on veut sauver la forêt de l’intervention humaine. Comment intervenir alors pour sauver la forêt ? Que cette image d’une forêt vierge ou naturelle soit fausse, du moins en France, n’empêche aucunement de se mobiliser pour la sauver ! Ce retournement change aussi notre approche du monde paysan. « Accusé tout au long des XVIIe, XVIIIe, et XIXe siècles de provoquer la pénurie boisée, le monde paysan est désormais auréolé d’une nouvelle vertu. On lui confie aujourd’hui la charge valorisée de "jardinier du paysage" et de "gardien de la nature" et l’on voudrait même réintroduire le pâturage en Provence… et les haies dans la Meuse (…) Dans la vision post-moderne, le progrès serait de respecter l’aspect "sauvage" des bois et de "sauver" la forêt "menacée" par les destructions des hommes » (p. 309).

Comme le disait Paul Valéry, « bien des gens qui prétendent aimer la nature ont en fait simplement envie d’aller aux champs ». Remplacez le mot champ par celui de forêt et vous aurez la même envie : faire aimer les paysages forestiers comme des palimpsestes. Voici in fine ce qui justifie cette histoire…

Rédigé par Philippe Petit le Mercredi 23 Mars 2011 à 17:17

samedi 18 septembre 2010

À lire

LA VIE D'UN FORESTIER
au temps de la Révolution tranquille, 1959-1970

Dans La vie d'un forestier au temps de la Révolution tranquille, l'auteur raconte ses premières expériences de travail dans le monde forestier, les conditions de vie en forêt au début des années 1960, le travail du bûcheron d'antan, ses expéditions hivernales ainsi que les moments mémorables et les aventures passionnantes quil a vécus dans la nature et avec la faune. Il contribue ainsi à garder en mémoire un pan trop peu connu de l'histoire du Québec.

Auteur : Jean-Claude Gilbert
Ouvrage de 264 pages
Format : 6 x 9 pouces
Couverture couleur, reliure souple

Prix de détail : 29,95 $
ISBN-10 : 2-89634-072-6
ISBN-13 : 978-2-89634-072-9


Un arbre centenaire parle sur Twitter et Facebook

Un hêtre centenaire d'un bois bruxellois a été équipé d'appareils qui mesurent le son, la quantité de pluie, la pollution et la lumière et traduisent ces relevés en vraies phrases pour les réseaux sociaux sur Internet, ont rapporté vendredi des journaux belges.


Cet arbre vénérable, dont la localisation exacte dans le bois de la Cambre, dans le sud de Bruxelles, est tenue secrète pour des raisons de sécurité, est flanqué de panneaux solaires, d'une station météo, d'une webcam, de détecteurs d'humidité et de lumière.

Le but de cette expérience présentée comme une première mondiale, selon les quotidiens du groupe Sud Presse, est de faire "parler" l'arbre pendant un an, au moyen de 5.000 phrases préenregistrées.

Cela permet de transmettre de manière ludique des informations scientifiques qui peuvent être suivies sur Facebook, Twitter ou sur le site www.talking-tree.com

vendredi 3 septembre 2010

Suggestion de lecture de Louis-Gilles Francoeur

Le Devoir, Le Vendredi 3 septembre 2010, Week End Nature, B8

Voici un premier texte journalistique suggérant la lecture du Livre de Cyrille Gélinas et rédiger par le chroniqueur environnemental du journal "Le Devoir", Louis-Gilles Francoeur:

"Il est tout simplement fascinant de voir comment la science de la forêt, comme toutes les sciences, évolue à tâtons et dans ce cas particulier, à quel point elle est intimement liée à une industrie et à la politique. À travers toutes les anecdotes que rapporte ce livre et un préjugé pro domo de bon aloi se profile l'envers d'une science bien concrète, tributaire de rivalités entre universités et chercheur, ainsi que de l'implacable course au financement, laquelle, selon certains, a engendré une science obligée qui doit gagner pouce par pouce sa liberté. "


lundi 9 août 2010

Impression du livre de Cyrille Gélinas

Voici les photos prises ce matin pour le Ok de presse de la production du livre de Cyrille Gélinas : l'enseignement et la recherche en foresterie à l'Université Laval,m de 1910 à nos jours.


video

lundi 12 juillet 2010

Ferdinand van Bruyssel



Acheter en ligne

Publié pour la première fois à Paris en 1934, le livre Jean Vadeboncoeur & Cie est sans doute unique en son genre. Dans ce roman documentaire autobiographique, Ferdinand van Bruyssel illustre pour une première fois la mise en oeuvre des principes fondateurs de la foresterie au Québec. Le personnage de Jean Vadeboncoeur fut fortement inspiré par Gustave-Clodomir Piché, père de la foresterie au Québec, ami et dauphin en quelque sorte de van Bruyssel. Au-delà du personnage inspiré par Piché, la plume alerte de Bruyssel dépeint, avec la précision d'un maître, la vie des premiers forestiers québécois pendant la première moitié du 20e siècle.

Diplomate belge et ingénieur, conseiller et confident des grands hommes politiques de son temps, véritable éminence grise du monde forestier québécois, Ferdinand van Bruyssel marquera à jamais la politique forestière du Québec par l'élaboration d'une exploitation « responsable » basée sur un mode de gestion rationnel de la ressource.

Cet ouvrage est présenté par Jean Larivière, un ami de la SHFQ et membre depuis la création de l'organisation. M. Larivière s'emploie, avec courage, à la restauration et à la mise en valeur du Domaine Van Bruyssel depuis plusieurs années avec le double objectif d'assurer le maintien du toponyme d'origine belge et de préserver ce témoin tangible de notre patrimoine historique. Diplômé de la Faculté des lettres de l'Université Laval (Québec), il a fait carrière dans le monde de la traduction et de l'enseignement, notamment à l'École forestière de La Tuque de 1991 à 2007.

Catégorie : Vie d'autrefois - Histoire locale et régionale - Biographie - Roman historique
392 pages
Illustré
Format papier : 29.95$, ISBN papier : 9782894486160
Format PDF : 22.46$, ISBN PDF : 9782896645756

2010
Éditeur : Septentrion

mardi 25 mai 2010

Le Centre d’interprétation de l’historique de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki

Le Centre d’interprétation de l’historique de la protection de la forêt contre le feu de Maniwaki a revu entièrement son site Web. Coloré, rempli de photos et de diaporamas captivants, le nouveau site Web présente de façon concise, imagée et efficace l’historique du Centre, ses expositions temporaires, sa salle d’exposition permanente ainsi que les différents attraits de ce lieu culturel et touristique. Le site Web a été repensé après le rafraichissement de l’exposition permanente auquel a contribué la SHFQ. En effet, nous avons fourni au Centre d’interprétation des informations précises et fascinantes qui ont enrichi considérablement cette exposition. Nous sommes fiers d’y avoir participé et nous vous invitons, tous et chacun, non seulement à visiter l’exposition permanente, mais à découvrir aussi toutes les merveilles qui se trouvent sur place.

Pour en savoir davantage ou connaître l’horaire du Centre, consultez le www.ci-chateaulogue.qc.ca.

dimanche 18 avril 2010

Martin Hébert dans la jungle au Mexique

Martin Hébert travaille en collaboration avec des organismes de droits humains mexicains et des communautés mayas de la Forêt lacandonne pour voir à ce que la création d'aires protégées se fasse en harmonie avec le droit de ces groupes autochtones à tirer leur subsistance de la forêt, dans le respect de leurs traditions. Le désir de conserver cette superbe forêt tropicale, qui est à la fois un trésor de biodiversité et un attrait touristique important du Mexique, s'est souvent fait aux détriments des populations autochtones qui occupent se territoire. Il fut un temps où l'on croyait que pour conserver la nature il était nécessaire d'en exclure les humains, et d'imposer des contrôles draconiens sur l'accès au territoire, contrôles qui débouchaient souvent sur la création de "réfugiés de la conservation", en particulier chez les groupes autochtones. C'est pour prévenir que de telles expulsions aient lieu, et rechercher des manières d'harmoniser les objectifs de conservation et la pratique des activités traditionnelles des mayas que la petite équipe composée d'autochtones, d'observateurs de droits humains et d'anthropologues s'est rendue sur place. Cette mission vise la mise en place de pratiques novatrices de conservation dites "in situ", c'est-à-dire des pratiques d'abord développées et mises en place par les groupes qui habitent le territoire.

dimanche 28 mars 2010

Le front forestier * Frank Badgley, * 1940, * 21 min

Ce documentaire nous apprend que les forêts canadiennes contribuèrent à l'effort exigé par la Deuxième Guerre mondiale. De grandes quantités de bois canadien furent expédiées, entre autres, en Angleterre pour la construction de baraques et d'avions, l'étayage dans les mines et la fabrication de pâte à papier. L'épuisement des ressources forestières était déjà un sujet d'inquiétude en 1940 au Canada. Des actions, tant à l'est qu'à l'ouest du pays, tels l'éducation sur les incendies de forêt, l'implantation d'un système de gardiens et le reboisement, furent donc réalisées pour protéger cette ressource naturelle.

vendredi 26 février 2010

LES PREMIÈRES NATIONS ET LE SECTEUR FORESTIER AU QUÉBEC REGARDS COMPARATIFS ET INTERDISCIPLINAIRES

Colloque thématique organisé dans le cadre du 78e Congrès de l’ACFAS
Vendredi 14 mai 2010
Organisé par :

Martin Hébert, département d’anthropologie, Université Laval
Stephen Wyatt, faculté de foresterie, Université de Moncton (campus d’Edmundston)
Luc Bouthillier, département des sciences du bois et de la forêt, Université Laval
Jean-Michel Beaudoin, department of forest resource management, University of British Columbia
Jean-François Fortier, département de sociologie, Université Laval
Thème du colloque
Au Québec, comme dans les autres provinces canadiennes, les forêts font parties intégrantes de la richesse collective. La majorité des territoires forestiers sont du domaine public et ils offrent des avantages aussi nombreux que diversifiés. Pensons notamment aux emplois qui proviennent du secteur forestier, aux diverses activités récréo-touristiques ainsi qu’aux multiples services écologiques que procurent les forêts. Dès lors, l’aménagement forestier durable requiert une harmonisation des intérêts économiques, sociaux et environnementaux afin de maintenir ces bénéfices pour les générations actuelles et futures. Toutefois, la colonisation et l’accroissement subséquent de la pression sur les ressources naturelles ont exclu les communautés autochtones du développement forestier. La forêt constituait et constitue toujours l’enracinement de leur identité, de leur culture et de leurs valeurs. Pour réaliser un aménagement durable des forêts, une place particulière doit être tenue par ces autochtones. Mais laquelle?Le présent colloque aborde les enjeux de la participation autochtone au secteur forestier québécois. L’objectif de cette activité consistera à explorer, selon une perspective interdisciplinaire, les différents enjeux liées entre autres aux institutions de gouvernance territoriale autochtones, à l'occupation et à l'utilisation du territoire, à l’adaptation de la gestion forestière dans une perspective autochtone, à la participation économique des autochtones dans l'industrie forestière, aux effets des traités et des ententes (Cri et Innu) sur l'accès et la gouvernance territoriale. Nous chercherons ainsi à mieux comprendre les processus qui engendrent une dynamique conflictuelle ou partenariale, à identifier certaines caractéristiques de pratiques qui ont connu du succès et à regarder vers l’avenir à la lumière d’initiatives naissantes.
Enfin, puisque de plus en plus de chercheur(e)s provenant de diverses disciplines (foresterie, géographie, sociologie, sciences politiques, etc.) investissent leurs efforts dans ce champ de recherche, une des missions de ce colloque consiste à les réunir afin de développer et de renforcer ce réseau, d’examiner l’état des connaissances et d’identifier de nouvelles pistes d’enquête et de recherche pour le futur.
Description de l’activité
Ce colloque se déroulera sur une journée complète et prendra la forme de conférences plénières incluant des périodes de discussions. Des représentants autochtones seront également invités à témoigner des efforts de leurs communautés à participer au développement du secteur forestier. Enfin, l’organisation d’une table ronde est prévue et clôturera l’événement. Cette activité permettra de synthétiser les discussions et les constats qui auront été réalisés. Au final, cette journée rassemblera environ une douzaine de conférenciers(ères).
Inscription au congrès
Vous devez préalablement vous inscrire au congrès afin de pouvoir assister à ce colloque au plus tard le 31 mars

mercredi 27 janvier 2010

Regards vers la forêt * Donald Fraser, * 1950, * 21 min 17 s

Documentaire sur l’exploitation de la forêt. Les inondations, l'érosion du sol et les étendues de terres improductives sont explorées en détail. Ce sujet on ne peut plus d‘actualité faisait déjà l’objet de préoccupations il y a 50 ans : la lenteur du reboisement en oppositon à la rapidité des méthodes d'abattage des arbres prouvait de façon éloquente l'urgence d'un retour à une exploitation plus rationnelle.

lundi 19 octobre 2009

Martin Hébert, anthropologue de l’Université Laval et administrateur de la SHFQ est présentement en terrain au Guatemala dans le cadre d'une recherche sur les imaginaires politiques mayas. Une partie de sa recherche consiste à examiner la représentation que se font les mayas qeqchis et Kaqchikels des problèmes environnementaux, et en particulier du déboisement. Il mène également des recherches sur les mesures que prennent les mayas pour faire reconnaître les apports de leur cosmovision à la gestion des territoires forestiers.

Il nous a écrit le message suivant :

Comme vous le savez peut-être, le Guatemala a connu 42 ans de guerre civile de 1954 à 1996. Ce conflit extrêmement dévastateur a opposé, pendant toutes ces décennies, des guérillas de gauche à des gouvernements militaires. Après la signature des accords de paix en 1996, la guérilla a déposé les armes (mais les militaires, non...). Or, au cours des derniers mois, dans une zone de forêt tropicale humide très reculée nommée la zone de Polochic, des travailleurs communautaires et des journalistes ont, en quelque sorte, « trouvé » 82 guérilleros mayas qeqchis vivant cachés dans le fond de la forêt depuis le début des années quatre-vingt. Treize ans après la fin de la guerre, ces guérilleros autochtones ne savaient toujours pas que le conflit était terminé! Ils s'entraînaient, patrouillaient la jungle, y avaient installé leurs champs de maïs, et tout ça sans voir un ennemi depuis plus d'une décennie. Si eux ignoraient ce qui se passait dans le monde extérieur à leur refuge vert, il semble que les administrateurs gouvernementaux des forêts ne savaient pas, eux non plus, ce qui se passait au cœur de la forêt car, après les accords de 1996, il fut décidé que toute cette zone allait devenir une aire de conservation sans que personne ne sache, apparemment, que la zone comptait des habitants clandestins. Maintenant que l'affaire a éclaté au grand jour dans les journaux, et que l'on parle de la "guérilla oubliée" (dans le bois), les 82 guerriers mayas qeqchis doivent maintenant se recycler, car en à peine quelques semaines, le gouvernement a déjà entrepris des procédures pour les expulser de l'aire de conservation. Pour garder les terres qu'ils travaillent au cœur de la forêt depuis plus de 20 ans, ce groupe a donc décidé de se réinventer: "Nous sommes une guérilla de reboiseurs!" s'est donc mis à déclarer leur leader cette semaine dans les journaux. En effet, il s'avère que durant toutes ces années les mayas cachés dans la zone Polochic ont appris à bien gérer l'écosystème forestier où ils étaient cachés. Ils se sont même mis au reboisement. Il faut dire que le fait de participer à une guerre terminée depuis belle lurette leur laissait de nombreux temps libres pour jardiner... De guérilléros à conservateurs de la nature en un mois, disons que c'est toute une entrée dans le vingt-et-unième siècle!



http://www.nature.org/wherewework/centralamerica/guatemala/work/art8613.html

mercredi 7 octobre 2009

On vous invite à lire : Au-delà du 48e parallèle de Thomas Fecteau

Le pilote de brousse Thomas Fecteau nous raconte sa page de l'histoire entre les années 1947 et 1955. Il devait survoler les régions au nord du 48e parallèle, forêts infinies parsemées de lacs, sans aide à la navigation et sans cartes précises. Il aura accueilli à son bord des malades, indiens, arpenteurs, prospecteurs, castors et du matériel pour les développements miniers. Tout en ravitaillant les régions isolées, il acheminait le courrier et portait une spéciale à tout ce qui paraissait inusité.

En deuxième partie, Françoise Gaudreau nous décrit les Aéroplanes et expéditions de J.B.G, une autre page d'histoire précédant celle de Thomas. Les arpenteurs des années 1930 et 1940 partageait les mêmes dangers et inquiétudes que les pilotes de brousse. Avec les avions du temps, dont le premier Norseman CF-AYO, l'arpenteur Jean-Baptiste Gaudreau aura participé au développement des territoires situés au au nord du 48e parallèle....

Pour obtenir le livre demander à votre libraire ou contacter M. Fecteau à pilotedebrousse@yahoo.ca

Pour en savoir plus sur M. Fecteau voir le site de la fondation aérovision

jeudi 1 octobre 2009

À partir du mois de novembre prochain, nous pourrons compter sur le support à temps plein du chercheur Éric Alvarez au sein de l’équipe de la SHFQ. Entre temps, M Alvarez a déposé un mémoire à titre personnel lors de la consultation générale et des auditions publiques à l'égard du projet de loi n° 57 Loi sur l'occupation du territoire forestier. Le mémoire de M. Alvarez portait sur la responsabilité des aménagistes forestiers. Les résultats de sa réflexion portent sur la connaissance historique du régime des concessions forestières.

Vous pouvez lire le mémoire en cliquant sur l’onglet "Mémoire Alvarez", situé dans la colonne de gauche du blogue, et écouter son témoignage en vous rendant à cette adresse Web : http://diffusion.assnat.qc.ca/video/caern/caern200909301700.wmv

lundi 7 septembre 2009

Les concessions forestières en 1966

Date de diffusion : 11 janvier 1966

En 1963, l'Union catholique des cultivateurs, les syndicats et le ministère des Terres et Forêts sont du même avis : les Québécois ne reçoivent pas leur juste part de l'exploitation forestière.

Le ministre Lucien Cliche reconnaît que le régime des concessions forestières accorde tous les privilèges aux forestières, des entreprises souvent contrôlées par des actionnaires américains et britanniques.

En 1986, la loi sur les terres et forêts remplace les concessions forestières par les contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF). Les entreprises forestières doivent réaliser des traitements sylvicoles et élaborer un plan d'aménagement forestier en collaboration avec les municipalités, les autochtones, les pourvoiries, les gestionnaires de territoires fauniques, etc. Un CAAF est valide pour 25 ans. Pour les critiques, c'est du pareil au même, la loi accordant priorité aux besoins des forestières.

La forêt est le socle économique de la plupart des régions du Québec. Environ 250 municipalités dépendent quasi exclusivement de cette industrie, qui génère plus de 90 000 emplois directs. La province a toujours été un exportateur de produits forestiers. En 2001, les livraisons de ce secteur industriel valent plus de 20 milliards de dollars. Les deux tiers sont exportés.

mercredi 26 août 2009

Le père de la foresterie mondiale dans la base de données de la SHFQ


À l'occasion d'une entrevue réalisée avec M. André Lafond, la SHFQ a numérisé certains volumes exceptionnels de sa collection privée. Introuvable en version numérique et disponible dans un nombre restreint de bibliothèques au monde entier, "Principes fondamentaux de la science forestière" d'Henri Cotta est maintenant accessible dans notre moteur de recherche. Traduit par M. Jules Nouguier (avocat à la Cour royale de Paris, ancien élève de l'Académie forestière-agricole de Tharandt en Saxe et garde à cheval surnuméraire des forêts de la Couronne), cette oeuvre originale allemande se veut être la base théorique à l'origine de la science forestière.

Henri Cotta est, selon plusieurs auteurs, le fondateur de la première école donnant une formation forestière universitaire ouverte en 1816 : l'Académie forestière de Saxe à Tharandt, en Allemagne.

Seuls les membres ont accès à ce document qui se trouve en deux parties. Une fois dans le moteur de recherche, indiquez le mot "Cotta" dans l'espace prévu pour l'insertion de mots-clés.

mardi 28 juillet 2009

Entrevue avec André Lafond

Pour le numéro spécial de la revue Histoires forestières du Québec qui soulignera le 45e anniversaire de Forêt Montmorency, la SHFQ a réalisé deux longues entrevues avec André Lafond, ancien doyen de la Faculté de foresterie et de géomatique de l'Université Laval, aujourd'hui nommée Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique. Des extraits de l'entrevue seront disponibles dans la revue qui paraîtra en octobre prochain. Pour la première fois, nous avons réalisé un enregistrement de niveau professionnel, et l'intégralité de cette entrevue sera disponible dans un nouvel audioblogue en développement. Cet enregistrement permettra de conserver la mémoire d'un éminent forestier à l'occasion du 100e anniversaire de l'École de foresterie de l'Université Laval, en 2010.

Interviewer : Cyrille Gélinas et Patrick Blanchet
Prise de son : Miriane Rouillard

En attendant la mise en ligne de cette entrevue, on vous invite à regarder celle qui se trouve sur le site de Radio-Canada.