vendredi 26 février 2010

LES PREMIÈRES NATIONS ET LE SECTEUR FORESTIER AU QUÉBEC REGARDS COMPARATIFS ET INTERDISCIPLINAIRES

Colloque thématique organisé dans le cadre du 78e Congrès de l’ACFAS
Vendredi 14 mai 2010
Organisé par :

Martin Hébert, département d’anthropologie, Université Laval
Stephen Wyatt, faculté de foresterie, Université de Moncton (campus d’Edmundston)
Luc Bouthillier, département des sciences du bois et de la forêt, Université Laval
Jean-Michel Beaudoin, department of forest resource management, University of British Columbia
Jean-François Fortier, département de sociologie, Université Laval
Thème du colloque
Au Québec, comme dans les autres provinces canadiennes, les forêts font parties intégrantes de la richesse collective. La majorité des territoires forestiers sont du domaine public et ils offrent des avantages aussi nombreux que diversifiés. Pensons notamment aux emplois qui proviennent du secteur forestier, aux diverses activités récréo-touristiques ainsi qu’aux multiples services écologiques que procurent les forêts. Dès lors, l’aménagement forestier durable requiert une harmonisation des intérêts économiques, sociaux et environnementaux afin de maintenir ces bénéfices pour les générations actuelles et futures. Toutefois, la colonisation et l’accroissement subséquent de la pression sur les ressources naturelles ont exclu les communautés autochtones du développement forestier. La forêt constituait et constitue toujours l’enracinement de leur identité, de leur culture et de leurs valeurs. Pour réaliser un aménagement durable des forêts, une place particulière doit être tenue par ces autochtones. Mais laquelle?Le présent colloque aborde les enjeux de la participation autochtone au secteur forestier québécois. L’objectif de cette activité consistera à explorer, selon une perspective interdisciplinaire, les différents enjeux liées entre autres aux institutions de gouvernance territoriale autochtones, à l'occupation et à l'utilisation du territoire, à l’adaptation de la gestion forestière dans une perspective autochtone, à la participation économique des autochtones dans l'industrie forestière, aux effets des traités et des ententes (Cri et Innu) sur l'accès et la gouvernance territoriale. Nous chercherons ainsi à mieux comprendre les processus qui engendrent une dynamique conflictuelle ou partenariale, à identifier certaines caractéristiques de pratiques qui ont connu du succès et à regarder vers l’avenir à la lumière d’initiatives naissantes.
Enfin, puisque de plus en plus de chercheur(e)s provenant de diverses disciplines (foresterie, géographie, sociologie, sciences politiques, etc.) investissent leurs efforts dans ce champ de recherche, une des missions de ce colloque consiste à les réunir afin de développer et de renforcer ce réseau, d’examiner l’état des connaissances et d’identifier de nouvelles pistes d’enquête et de recherche pour le futur.
Description de l’activité
Ce colloque se déroulera sur une journée complète et prendra la forme de conférences plénières incluant des périodes de discussions. Des représentants autochtones seront également invités à témoigner des efforts de leurs communautés à participer au développement du secteur forestier. Enfin, l’organisation d’une table ronde est prévue et clôturera l’événement. Cette activité permettra de synthétiser les discussions et les constats qui auront été réalisés. Au final, cette journée rassemblera environ une douzaine de conférenciers(ères).
Inscription au congrès
Vous devez préalablement vous inscrire au congrès afin de pouvoir assister à ce colloque au plus tard le 31 mars