dimanche 18 avril 2010

Martin Hébert dans la jungle au Mexique

Martin Hébert travaille en collaboration avec des organismes de droits humains mexicains et des communautés mayas de la Forêt lacandonne pour voir à ce que la création d'aires protégées se fasse en harmonie avec le droit de ces groupes autochtones à tirer leur subsistance de la forêt, dans le respect de leurs traditions. Le désir de conserver cette superbe forêt tropicale, qui est à la fois un trésor de biodiversité et un attrait touristique important du Mexique, s'est souvent fait aux détriments des populations autochtones qui occupent se territoire. Il fut un temps où l'on croyait que pour conserver la nature il était nécessaire d'en exclure les humains, et d'imposer des contrôles draconiens sur l'accès au territoire, contrôles qui débouchaient souvent sur la création de "réfugiés de la conservation", en particulier chez les groupes autochtones. C'est pour prévenir que de telles expulsions aient lieu, et rechercher des manières d'harmoniser les objectifs de conservation et la pratique des activités traditionnelles des mayas que la petite équipe composée d'autochtones, d'observateurs de droits humains et d'anthropologues s'est rendue sur place. Cette mission vise la mise en place de pratiques novatrices de conservation dites "in situ", c'est-à-dire des pratiques d'abord développées et mises en place par les groupes qui habitent le territoire.